Les Films Du Mois De Fevrier 2014

A Mogador, L'hommage D'un Homme En Noir À La Dame Brune quatrième journée du Festival du Movie Fantastique de Gerardmer start par une dialogue passionnante avec Richard Stanley, réalisateur de deux œuvres cultes du style, Hardware et Le Souffle du Démon, et "héros" du documentaire Misplaced Soul qui raconte ses déboires sur le tournage catastrophique de L'île du Docteur Moreau. Comme Samuele, dont l'œil gauche « paresseux » est soumis à un travail optique pour recouvrer son acuité, notre regard sur la question des migrants, sans doute émoussé par la surabondance des photos télévisées (c'est un des présupposés du movie), est invité à une nouvelle « mise au level » pour mieux voir, mieux considérer son horreur et son scandale.
Il Fauter Et Tromper Manon Dans Les Marseillais Australia , Thibault Donne Son Avis en scène, utilisant presque toutes les techniques du cinéma, avec simplicité, efficacité, originalité et intelligence, pour à la fois plonger le spectateur dans une banalité ambiante de par la sobriété avec laquelle elle est montrée, tout en créant un phénomène de distanciation, grâce à cette même sobriété (le fait d'être aussi minimaliste nous surprend, nous spectateurs finalement très habitués aux trucages et effets dans le cinéma à grand spectacle), et surtout ce jeu de la narration et du montage.
On aurait toutefois tort de prendre ce movie pour ce qu'il n'est pas - une easy reconstitution nostalgique de la scène musicale de l'époque. Elle est apaisante et revigorante évoquant les movies campagnards de Mikio Naruse dans une volonté de renoncer à tout sensationnalisme.
L'side didactique du film est pris en cost par les intertitres (tableaux, graphiques, gros titres) qui dramatisent la lecture des chiffres (revenus en hausse des directeurs, profits croissants des entreprises) avec un éclat musical afin de produire un effet choc dans l'esprit du spectateur.
Stylisé, rythmé, nimbé d'un discret parfum "années eighty" dans son approche du boogeyman et de ses exactions, ce récit de possession diabolique sur fond de musique steel et de peinture macabre se déguste avec délectation et s'achève sur une séquence de suspense pour le moins éprouvante.
Mais, fort heureusement, ce n'est pas le cas de chaque pays présenté, et si ce n'est pas Michael Moore qui amène l'facet critique, le spectateur arrivera à l'envisager grâce à ses connaissances et à des comparaisons qu'il pourra établir entre son pays d'origine et un pays étranger.
Elle n'est pas évoquée à ma souvenance), les scénaristes bâtiront plusieurs movies s'axant sur une même litanie : le petit chef, méchant avec ses inférieurs, lèche-cul avec ses supérieurs, les rapports de power hiérarchiques faisant l'essentiel du comique supporté par la santé incroyable du comédien.

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